mercredi 31 octobre 2007

King Orgasmus One

[Suite au commentaire de Müriam j'avais annoncé un article le concernant.]
Derrière ce pseudonyme qui change souvent se cache - comme on a coutume de le dire - le rappeur berlinois Manuel Romeike, réputé le rappeur le plus sexiste d'Allemagne. Pour ceux qui comprennent un peu l'allemand, voici son site internet, et pour ceux que ça intéresse ("ceux" comprend "celles" bien évidemment) je mettrai quelques liens vers Youtube.
Ce rappeur pratique un rap violent, appelé le porno-rap, qui se caractérise par sa simplicité et sa fixation sur une utilité sexuelle des femmes. Tout le monde n'est pas de cet avis, mais je pense qu'il y a un second degré derrière les paroles, et que Orgi 69 comme il se surnomme également ne croit pas mot pour mot ce qu'il dit dans ses chansons - par contre, qu'en est-il des ados qui écoutent, c'est toute la question... Du point de vue de la musique, on entend un rire sardonique dans beaucoup de chansons, ainsi que des refrains assez simples, parfois des mélodies, parfois juste une série d'invectives - pour satisfaire aux canons du genre underground. Car il faut bien dire que ce rappeur n'est qu'assez peu connu. Le personnage joue de ses différents métiers, et notamment celui de producteur de films porno, pour se créer une image de marque.
Passons à quelques exemples : dans Liebe ist schön, il explique en refrain que "l'amour c'est beau car tu peux baiser tous les jours, aussi souvent que tu veux, et gratis en plus". La chanson démarre par le jugement suivant : "toutes les femmes sont différentes mais beaucoup sont les mêmes" et continue en disant que sa copine l'appelle tout le temps, qu'elle ne se sent pas bien, et que ça l'énerve, etc... Pour ceux qui veulent savourer en V.O. cette langue créative en matière de vocabulaire et pauvre en syntaxe, je citerai le milieu de la deuxième strophe : "Mit meiner Morgenlatte Pissen geht gar nicht klar".
Dans Das regt mich auf / ça m'énerve, Orgi parodie semble-t-il le genre du rap revendicatif en se plaignant de l'omniprésence des crottes de chien à Berlin, une chanson qui donne dans le registre pipi-caca.
La première fois que j'ai vu King Orgasmus One, c'était dans ce clip intitulé Lasst uns chillen, tourné un peu façon BD et dans lequel les deux rappeurs disent en gros "laissez nous planer salopes, rien de nous sortira du lit aujourd'hui".
Evidemment, Orgi a eu des différents avec certaines représentantes de la gent féminine, ce qu'il semble ilustrer sur cette photo extraite de son site. Le débat le plus célèbre sur Youtube reste celui l'opposant à la célèbre féministe allemande Alice Schwarzer (qui vient parfois commenter sur ce blog...), débat un peu caricatural où les deux ont campé sur leurs positions, mais ou le rappeur a tout de même reconnu avec auto-dérision que sa copine détestait la musique qu'il faisait.
Cette photo illustre assez bien le style général de ce qu'il fait. On pourrait d'ailleurs le comparer au groupe français TTC, qui est cependant plus à la pointe socialement et au niveau des paroles, légèrement plus évolué aussi au niveau de la musique, avec un second degré moins évident du coup. L'arrière-plan idéologique, si l'on peut dire, est le même. Et dans les deux cas, on voit des filles participer au mouvement, soit en s'écrivant "King Orgasmus One" sur le derrière (voir site) ou en dansant frénétiquement tout en scandant les paroles (j'ai moi-même été témoin à plusieurs reprises d'une telle scène). Pourquoi ? se demanderait Alice Schwarzer, démontrant par là sa vision normative du monde, voire étriquée même si c'est pour la bonne cause, qui la rend de fait assez inadaptée au monde moderne. La question subsiste néanmoins. C'est tout pour aujourd'hui, je n'ai aucun point de vue tranché sur ce sujet pour une fois, du moins pas là, dans la minute.

mardi 30 octobre 2007

Like a candle in the wind...

[Une bonne recette presque dans le genre de La Tambouille de So'... Spécial dédicace !]
Cette après-midi, de retour chez mes parents pour les vacances, c'était atelier bougie. J'avais acheté un kit bougies il y a quelques années et ça m'avait bien plu, j'avais envie de recommencer, sauf que là, je n'avais pas envie de payer 30 euros. La solution ? Prendre un verre, trouver des vieilles bougies qui traînent... J'en ai faite une comme ça, pour la deuxième, j'ai été acheter une bougie blanche, neutre à l'Atac. Il s'agit de couper la bougie en plusieurs morceaux, puis de les faire fondre au micro-ondes au bain-marie (on peut le faire à la casserole aussi, mais on passe des heures à récurer après). Au micro-ondes, ça prend quand même beaucoup de temps. Mais on y arrive. Une fois la bougie fondue, on récupère la mèche avec une pince à épiler (si on peut le faire avant c'est bien aussi), et on verse en une ou plusieurs couches.
Reste la question du parfum : comment faire ? pour la première, j'ai pris quelques gouttes d'huile essentielle de fleur d'oranger appartenant à ma maman ; mais comme l'indépendance dans la vie c'est bien, j'ai également acheté au supermaché du coin - qui d'ailleurs a changé de nom, maintenant c'est "Simply Market"... une recharge de désodorisant parfum "vanille et magnolia" ! C'était ce qu'il y avait de moins cher dans tout ce qui pouvait s'appliquer à la catégorie "parfums" (2,18 euros). Sauf que la recharge ne faisait pas pschitt toute seule, il a fallu l'aider. Attention les enfants, uniquement sur la surveillance d'un adulte, il y a marqué "ne pas percer" dessus, car c'est un aérosol. Ne pas percer, ce n'est pas ne pas ouvrir... Bon, en fait je n'ai pas réussi à l'ouvrir vraiment, et j'en ai mis plein la terrasse, mais j'ai réussi à en glisser quelques gouttes à tous les étages de ma bougie, c'était tout ce que je voulais. J'ai donc une bougie parfumée pour pas cher, qui présente bien et qui sent les chiottes.


Projet pour Noël

Comme je le disais dans le message précédent, je trouverais intéressant de relancer ce qui avait été fait par littlefrench l'an dernier. Je propose différents noms et je vais lancer un sondage pour ceux que ça intéresse. Il resterait alors à en définir les modalités : je ne sais plus comment c'était dans le détail l'an dernier, puisque je n'avais été que spectateur, mais je suggère que les "inscriptions" aient lieu d'ici à la fin du mois de novembre, et que je (ou quelqu'un d'autre) détermine au hasard les destinataires. Ce qui suscite plusieurs questions :
  • doit-on acheter son cadeau avant de connaître le destinataire, fait-on quelque chose de global ou essaye-t-on de personnaliser ? Dans ce cas, il faudrait prévoir quelques jours pour trouver à proprement parler le cadeau.
  • Les destinataires doivent-ils être couplés ? Il me semble que l'an dernier on n'envoyait pas forcément quelque chose à la personne de qui on recevait quelque chose (et vice et versa...).
  • Quelle date limite pour les envois ? et quel mode opératoire ? pour qu'un maximum de gens participent, je suis contre la "centralisation" des adresses, on va dire que c'est à la personne concernée de contacter le destinataire, mais dans ce cas cela lève en partie le suspense, puisque ce dernier/cette dernière saura à l'avance de qui il reçoit un cadeau.
  • Quel nombre de participants, quelle valeur pour les cadeaux, etc... ? ce sont des questions secondaires mais dont il faudra débattre. Pour simplifier s'il y a trop de monde on peut aussi organiser ça à plusieurs.
Voilà, je sais que ça fait un peu bizarre de parler de ça à la Toussaint, mais autant prévoir assez tôt ce qu'on pourrait faire.
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Sinon rien à voir mais qui ? qui peut me dire sans regarder dans Google ce que c'est que "volapuk zoltek" ??

lundi 29 octobre 2007

Littlefrench, ma (contre-)réaction

J'ai lu, comme tout le monde ai-je envie de dire, les commentaires sur le silence de littlefrench sur son blog, que je lisais jusque là assez rarement. Moi aussi, j'ai donc pris part à ce moment de grande ampleur qui l'a starisé en termes de visites, un peu comme quand quelqu'un meurt, il semble mort pour la vie publique pour un certain temps, et cela fait le même effet. C'est instructif, je sais ce qui me reste à faire si je veux gagner des lecteurs...
Mais je n'irai pas jusque là. Et de toute façon, je ne connaissais pas l'auteur de ce blog, je n'ai donc aucun commentaire à faire sur ses actes supposés, et de plus, comme cela s'est passé relativement loin de moi, j'aurais presque envie de dire que je m'en fiche pas mal. Et pourtant j'écris à ce propos, car je me sens impliqué par la blogosphère, et par les réactions qu'on y lit. Les blogueurs réagissent en chaîne les uns après les autres, et je ne serai pas surpris que cette chaîne aille très vite et très loin.
Tout d'abord, cet article de journal, posté dans les commentaires du dernier post de littlefrench et qui selon les fans pourrait correspondre à la réalité le concernant. "Le satyre du centre-ville"... Comme s'il n'y en avait qu'un ! En plus, un satyre ne vole pas d'argent. C'est grandiloquent, exemplificateur, édifiant et trop simple pour être vrai, c'est journalistique. Et de parler de "profil digne des grandes figures du crime"... On s'y croirait... En tout cas, et en-dehors de l'aspect "c'est arrivé près de chez vous", je trouve que la nature extrêmement romanesque de l'histoire assure pour partie son succès : un étudiant en droit qui sous des dehors respectables commet des crimes. De fait, pour les gens qui ont appris la nouvelle par blog interposé, le degré de réaction dépend à mon avis notamment de l'intérêt pour les lectures de romans, ceux qui en lisent souvent auront été moins choqués à mon avis, car ils auront tendance à placer l'ensemble sur un autre plan. Bon, cela doit aussi dépendre du principe de réalité, c'est une idée, rien de plus.
Je ne suis pas tout à fait d'accord avec la Luciole quand elle dit qu'un lynchage collectif est organisé dans les commentaires du blog, je pense que c'est la manière qu'on les gens de réagir, cela manque un peu de nuances, mais cela a aussi une fonction cathartique pour ceux (et celles surtout apparement) qui l'ont connu de près. Certes, on trouve des commentaires durs, mais la nature irréelle des faits supposés, voire fantasmés, car on n'en sait quasiment rien, me semble être une bonne explication.

Et qui va organiser le littleNoël maintenant ? Je veux bien si personne ne reprend le flambeau, parce que je regrette de ne pas y avoir participé l'an dernier, ça avait l'air d'être une bonne idée.

Un test, un de plus

J'ai trouvé en découvrant ce blog un test fort intéressant. Il vous propose de calculer votre âge santé ou quelque chose du genre à partir d'informations sur la manière de vivre. Il se trouve que j'ai 16,4 ans. Voilà. On n'est pas sérieux quand on a 16,4 ans.
Et sinon, ça a l'air d'être un site pour vieux, c'est à dire pour personnes du troisième âge, puisque les problèmes cités les touchent particulièrement. Dans la rubrique "Nouvelles", un article a retenu mon attention : "Parler deux langues retarderait la démence", les bilingues gardent leur cerveau un peu plus longtemps en bon état de marche. Le titre me frappe, parce que j'aurais tendance à dire le contraire, le fait d'être bilingue doit être dans certains cas psychologiquement destabilisant je trouve, parce qu'entre les deux langues, la personnalité ne se fixe pas toujours. Enfin voilà quoi. C'est tout pour ce soir !

dimanche 28 octobre 2007

Le Musée du sexe (II)

Enfin, le musée propose une dernière salle qui fait office de "clou du spectacle", et de "vous n'avez pas payé pour rien" (pour ceux qui n'en seraient pas convaincus). Elle porte le nom de Sade, ce qui est une hérésie en soi au vu des photos exposées, qui sont bien en-dessous de tout plaisir, souffrance ou démesure sadiens qui se respectent. J'ai été agréablement surpris par un bon choix de photos zoophiles, mais déçu par les photos de scatomanes. On voit plusieurs types d'animaux, c'est instructif, pas beau mais presque amusant, à l'exception d'un : je n'ai pu m'empêcher de retenir un frisson en voyant une femme "jouant" de la sorte avec un serpent. Et là pour le coup, ce serait presque artistique, un je-ne-sais-quoi de danger lié au sexe de la femme, cela pourrait être surréaliste. Je retiens particulièrement ces images. Quant à la scatomanie, on ne voit que des gens qui se pissent dessus, et encore cela pourrait être un pistolet à eau que ce serait pareil, ça manque sérieusement de crotte. Même à la "Nuit du zapping" (certes à la grande époque) on pouvait voir des gens en train de prendre un bain de merde, alors pourquoi pas là.
En montrant des photos pareilles cela dit, le musée sort du concept même de musée. C'est alors plutôt une sorte d'exhibition de curiosités (et encore !), un peu dans le genre de ce qui se fait au quartier rouge. Du grand divertissement pour touristes, orchestré par le grand capital. On pourrait résumer la réputation de la ville à ceci, car comme je l'ai dit dans un post précédent, j'ai eu l'impression que l'essentiel était ailleurs. Et finalement, dans le musée, le plus intéressant, c'est encore la tête des gens : des touristes bon teint, un peu choqués, mais qui voulaient l'être en même temps - ils ont même payé pour ça. Plutôt intéressés, assez gênés pour se dire que c'était la peine de venir. Et comme dans tout lieu un peu licencieux - je pense notamment à une librairie lyonnaise - un proportion non négligeable de filles genre "étudiante en lettres".
Finalement, un voyage à Amsterdam aiguise les sens, je ne sais pas au juste pourquoi, au milieu de cette ville entre tradition calviniste et libéralisme à tous les niveaux, entre les canaux et les immondices du Musée du sexe. De ce point de vue c'est intéressant, et dépaysant, malgré le côté "carte postale" ; je concluerai donc faiblement sur un c'est bien car c'est pas comme chez nous, et heureux-qui-comme-Ulysse-a-fait-un-beau-voyage quand même.

samedi 27 octobre 2007

Le Musée du sexe d'Amsterdam

Lors de mon séjour à Amsterdam, je suis donc passé voir ce musée, dont voici le site internet. Il donne une idée de l'esprit de cette exposition, mais aucun contenu par contre.
Je commence de but en blanc : le Musée du sexe est-il un musée d'art ? C'est ce que ses tenanciers aimeraient faire croire, je crois qu'on peut en débattre longtemps. Il y a principalement des photos, mais aussi quelques films d'époque (ainsi que des images projetées sur d'authentiques panoramas), on pourrait alors plaider la cause d'un musée sur les arts et techniques. Mais seulement voilà, il n'est pratiquement pas question de sex toys par exemple. Mais c'est un détail, car globalement, le musée manque cruellement de cohérence. Revenons à nos moutons, quelques vieilles miniatures et autres statues ou estampes japonaises confinent sans doute à l'art, mais que dire de la sorte de canapé exposé au premier étage, orné de chaque côté de deux pénis - à la louche - de 1m50 de haut. De l'art moderne peut-être oui. A partir de quand quitte-t-on le domaine de l'art pour celui de l'obscène voire du ridicule ? Comment s'effectue la transition, si transition il y a, car peu-on bien parler en ces termes ? Une thématique complexe, qui a évolué selon les époques à mon avis. Si je fais une carrière artistique quelconque, je m'appliquerai à faire évoluer sa définition.
Ce qui a surtout retenu mon attention dans ce musée, ce sont les photos et vidéos, les documents en général datant d'un siècle ou moins. De la modernité en somme - mais ils n'en parlent pas en ces termes-là, ils ne parlent pas de grand'chose surtout, les objets sont plus ou moins classés par catégories mais la démarche explicative est à peu près absente ou un peu confondante (cf l'"histoire du sexe" sur le site). J'ai beaucoup aimé les photos du tournant du siècle, visiblement françaises, comme celle où un monsieur en habits d'époque (forcément !) et avec une moustache très soignée s'occupe d'une dame elle aussi en habits d'époque - et à la mode de l'époque, plutôt bien en chair - sur ce qui a l'air d'être une table de terrasse. A l'arrière-plan on distingue le nom du restaurant : "Au lapin sauté". Inimitable.
Ce qui est tout aussi inimitable, c'est la tête des acteurs. Et c'est là qu'on se rend compte qu'il n'y a pas vraiment de cliché instantané avant les années 20-30. Logique, certes, mais du coup, les modèles prennent la pose ! Cette façon de faire a beaucoup évolué par la suite, et ce jusqu'à nos jours. Il n'y a donc pas de "feu de l'action", les regards sont tournés vers le haut, inspirés, presques contemplatifs. L'expression du visage semble tournée vers une sorte d'abstraction, un peu comme si quelqu'un regardait les nuages de façon "poétique". Cette manière de faire est frappante sur la plupart des photos.
A l'inverse, j'ai remarqué avec étonnement que les photos de style SM n'avaient pas changé entre les années 20 et aujourd'hui : le même attirail, le même arnachement, les mêmes gestes, les mêmes expressions. Aujourd'hui il y a la couleur, mais à part ça... Peut-être un rien de réalisme en plus, sur certaines photos d'époque on se demande si les acteurs souffrent vraiment (remboursez !), mais je chipote.

A suivre [pour cause de soirées et de compétition sportive en ce moment, il manque quelques heures de sommeil au compteur. Pour être sûr que ce que j'écris reste compréhensible, synthétique et plaisant, je continuerai mon compte-rendu demain.]

vendredi 26 octobre 2007

Un entraîneur que l'on dirait sorti d'un catalogue de mode


Lui, c'est Joachim Löw, alias Jogi Löw, le sélectionneur de l'équipe d'Allemagne HOMMES (je précise) de football. Voici sa tenue pendant l'avant-dernier match de l'équipe contre l'Irlande. Sur le bord du terrain, il est naturellement surexposé aux photographes, chaque mimique est scrutée et peut faire l'objet d'une "information" en soi. Nous ne discuterons pas ici des différents styles de manière comparée, mais en ce qui concerne celui-ci lapinblanc nous donnera son point de vue je pense. En tout cas, l'attitude respire la concentration et la volonté de bien faire, la machoire contractée exprime la réflexion intense et l'esprit de corps avec son équipe, l'attente d'un résultat. Le poing sur la hanche n'est peut-être pas très heureux, mais il permet là-aussi de créer une posture plus active, signe d'un homme qui va de l'avant.




Et voici une autre image, pendant le match d'après, l'équipe perdait. Différence dans le style, le visage, et aussi dans la photo elle-même, le photographe nous montre un sujet décentré, très bonne manière d'illustrer le propos, y compris du point de vue de sa tonalité générale.
Je ne me souviens plus de ce qui était marqué en bas de celle-ci, pour l'autre en tout cas, le journal avait mis en légende ce qui est devenu le titre de ce message. Mon point de vue à présent : je trouve que cet entraîneur est élégant, même si quelque part il "reste" allemand : sur la première photo la ceinture pendouille ou alors il a du bide, mais de toute façon les vêtements sont taillés ainsi, trop larges à la taille pour les sportifs (ou les non-allemands peut-être !). Sa veste n'a pas l'air excellement bien coupée, mais en même temps l'angle n'est pas à son avantage. Sur la deuxième enfin c'est plus sobre, mais le sobre allemand, qui fait vieux, et vu la nuance de gris je dirais que le pull pourrait être du Boss.
Un catalogue de mode allemand donc. Mais ici il a posé sa veste (à défaut de la retourner). Discrète, la bouteille d'eau au premier plan en bas, qui nous rappelle que c'est bien de sport qu'il s'agit, l'entraîneur aussi a besoin de bien s'hydrater - même si ce coup-ci ce fut une véritable douche froide. Il paraît abattu, terne, il ne parade plus debout mais digère déjà la défaite, prépare ce qu'il va dire à ses joueurs à la fin du match et se remet en question.
Dans les deux cas la concentration est là, l'acuité du regard, plus amer et horrifié sur la seconde photo, ainsi que la coupe de cheveux, honnête, fiable, un rien rebelle pour se donner de la classe et un peu longue sur l'arrière pour rappeler la légendaire coupe allemande dite "Vokuhila" (vorne kurz hinten lang, court devant long derrière), très fréquente dans les années 80, 90 et même encore aujourd'hui. Le cheveu en lui même manifeste donc l'ancrage dans un tradition, et nous rappelle discrètement que ce créateur qu'est le sélectionneur de football n'est pas absolument libre, tout en marquant et sublimant à la fois cette contrainte.

jeudi 25 octobre 2007

En vrac

Plusieurs sujets retiennent mon attention aujourd'hui :
dans la série "des liens façon Luciole, mais en mieux", le contreblog vous propose ce soir :
  • http://www.misterolive.net/ : une parodie de WMCA qui parle de la SNCF et de ses grèves...
  • Le "Martine cover generator" : vous connaissez peut-être (car vous êtes des internautes à la page !) la mode actuelle qui consiste à inventer des couvertures de Martine revues et corrigées, le site vous propose même de faire les vôtres, et il y en a sans cesse de nouvelles. Un très bon passe-temps ! J'aime beaucoup celle-ci :
  • Enfin, tant qu'on est dans les liens, je signale cette pub pour Wilkinson Sword (oui, je lis le Journal du Geek...)
Je remarque aussi - mais là je ne mets pas de lien - que Jean-Hubert en est réduit à distiller des blagues salaces le concernant sur son blog, la fin est proche. En plus, la blague, c'est moi qui l'ai filée à sa "maîtresse"/rédactrice du blog.

N'oublions pas le code de la route dans tout cela... Dans le sondage proposé, nous sommes la journée, les feux de route sont donc exclus. Les feux diurnes pourraient être utilisés, mais ils ne sont valables que le jour par temps clair. Ce n'est donc pas ceux-là non plus. Il est tout à fait possible d'utiliser ses feux de brouillard avant (bin oui, pour quoi sont-ils faits sinon, eh banane !), de même que ses feux de croisement, qu'il faut allumer de jour si la visibilité est réduite par la pluie par exemple. Réponses C et D (marquer une pause entre le "C", le "et" et le "D", comme la voix de la dame du code de la route qui parle dans la machine). Les deux réponses qui ont recueuilli le plus de suffrages sont les bonnes, c'est assez rassurant.
Pour finir, dans la rubrique "teasing" : Prochainement sur le Contreblog, le récit de la visite du musée du sexe et un commentaire sur un livre intitulé "Idées reçues - Les Lesbiennes".

mercredi 24 octobre 2007

Mon nouveau fond d'écran


Voici mon nouveau fond d'écran, copyright moi. Il s'agit de l'Atomium de Bruxelles, pris sous un angle particulier avec un léger zoom en fait d'après-midi. Nous sommes arrivés trop tard pour en faire la visite, mais je ne regrette pas, c'est très intriguant comme structure, et très bien fait. Et tant pis si je ne suis pas monté dedans pour voir la ville et le parc environnant, appelé le Brupark (au fond, je crois que les humoristes de Groland s'inspirent vraiment des belges, une telle chose s'appellerait Gropark).
Au fait, je le reprécise pour ceux qui viennent d'arriver ou qui n'auraient pas suivi (comme à la télé) : j'ai passé un jour à Bruxelles (soit vendredi) avant d'aller à Amsterdam. Pour le reste, à part des photos comme celle-ci je n'ai pas ramené grand'chose, j'ai hésité longuement le jour de mon départ tandis que je passais sur le Bloemenmarkt... les graines de cannabis avaient l'air d'être rigolotes, et puis ce n'était pas très cher, surtout quand on pense à ce qu'un plant peut rapporter [oui, je suis assez vénal, ou plutôt, je dois avoir du sang de marchand en moi - la génétique joue-t-elle un rôle dans ce caractère de boutiquier ? le débat est ouvert !]. En plus, chez moi il fait tout le temps chaud, la température ne doit pas souvent descendre en-dessous de 22 degrés, et puis je cherche une plante pour ma chambre, ça tombe bien...
Le truc, c'est que j'ai une tête à me faire contrôler par les "forces de l'ordre" comme disent les journalistes - question de bronzage, et donc ça dépend des saisons. Mais rassurez-vous, je ne suis pas "défavorablement connu" d'eux - tiens, d'ailleurs, peut-on être favorablement connu ? Après quelques secondes de réflexion je dirais oui, à condition d'être un délateur ou un indic', parce que si on connaît un gendarme en privé, ça ne compte pas, les "forces de l'ordre" c'est professionnel comme terme. Et je ne sais pas si c'est une infraction d'avoir des graines sur soi. En principe non, surtout qu'il suffit de retirer l'emballage, et allez savoir ce que c'est comme graines...
Non, le problème c'est surtout que d'après ce qu'on m'a dit, si sous un climat tropical le cannabis peut pousser un peu comme une mauvaise herbe, il peut être assez difficile de le faire en intérieur. Enfin, j'en ai discuté avec mon coloc', et c'est vrai que c'est une question de prix et de rapport qualité/prix, là ce n'était pas très cher, ça ne dépassait pas 10 euros le sachet, en fait j'aurai pu en acheter et ne même pas les faire pousser mais les revendre après, j'aurais peut-être payé mon voyage retour avec ça. Enfin, maintenant je me dis que j'ai été bête, je vais me renseigner sur cette histoire et puis la prochaine fois on verra...

mardi 23 octobre 2007

Les femmes à Amsterdam

Inspiré par le magazine "Emma" (voir post d'avant mon départ), j'ai évidemment été très attentif à la situation des femmes. Mais il y a également une autre raison : le groupe de pop-rock berlinois Space Kelly prétend que c'est à Amsterdam qu'on trouve les plus jolies femmes du monde [la chanson est sobrement intitulée Die schönsten Mädchen gibt es in Amsterdam]. Je ferai donc mon récit à la lueur de cette référence, même si, je tiens à le dire d'entrée, je n'ai pas regardé les filles, je suis trop sérieux pour ça.
Néanmoins, je comprends pourquoi des berlinois soutiennent cette affirmation. J'ai croisé beaucoup de blondes, cheveux teints ou non, gantées et bottées (avec des talons d'une dizaine de centimètres, ce qui explique notamment pourquoi le chanteur dit d'elles "elles font souvent une tête de plus que moi"). Il souffle sur la ville comme un vent de libération des moeurs, présence des sex-shops et des coffee shops oblige, le sexe est assez présent ne serait-ce qu'à titre commercial - parce que tout se vend, y compris le corps - et il me semble qu'il est facile de d'associer les habitantes de la ville à cette ambiance que ce cliché soit valable ou non. Au niveau du look, comme dans les autres grandes villes que je connais, les femmes paraissent assez libres. Pour le reste, je n'ai pas testé, mais il doit y avoir d'assez grandes disparités, les Pays-Bas ont quand même été fondés par des protestants rigoristes...
Pour ce qui est du Quartier rouge, je n'ai pas fait d'examen détaillé [j'y suis passé deux fois, le soir et dans l'après-midi], mais j'ai l'impression qu'il y a moins de blondes en vitrine que dans la rue, et surtout, la proportion de femmes dehors est inversement proportionnelle à la présence de femmes dedans, si vous voyez ce que je veux dire... Les ruelles sont coquettes, touristiques même, le quartier est animé de jour comme de nuit, avec des policiers qui passent à vélo dans les rues piétonnes devant les prostituées et tout le barnum - habituel j'imagine - pour les touristes : les live-shows à 2 euros (je me demande bien ce qu'on voit pour 2 euros !) et le basané pas rasé qui chuchote à votre passage "base, cocaine, ecstasy". Ah, délicieuse litanie de la liberté ! Je me demande si tout cela n'est pas qu'une façade, comme la vitrine des prostituées, l'essentiel est ailleurs. Le Quartier rouge est louche, mais juste assez pour pouvoir conserver sa réputation, au fond tout a l'air clean, afin de pouvoir gagner de l'argent. Et concernant les prostituées la logique est imparable : cela existe de toute façon, autant le réglementer, les filles payent leurs impôts, tout le monde y gagne, et visiblement là-bas personne ne vous empêchera de gagner de l'argent.
C'est du moins l'impression que m'a laissée mon séjour. Néanmoins, en-dehors de l'aspect touristique, Amsterdam a l'air d'être une ville résolument plus extravagante que les autres capitales européennes, et je veux bien le croire. Dans La découverte du ciel, l'écrivain Harry Mulisch explique à un moment qu'une des particularités d'Amsterdam est dans ce paradoxe : dans ce pays calviniste, Amsterdam est le parc d'attractions où toute l'Europe vient se défouler. Et de dire que le contraste est saisissant entre la ville et la campagne. Une idée qui me semble intéressante.
A suivre.

De retour... par où commencer ?

Comment ne serait-ce que résumer mon séjour ? C'est encore assez frais, je vais procéder par thèmes, sinon je ne m'en sortirai pas. Il a fait plutôt beau en tout cas, ce qui était une bonne chose, et la ville est vraiment très jolie, de même que Bruxelles. Je n'y suis pas resté longtemps, mais d'après ce que j'ai vu je m'imaginerais bien vivre dans une de ces deux villes. Seul problème, c'est un peu au nord, il fait un peu froid peut-être, et surtout j'ai remarqué qu'en cette saison les gens sont à l'intérieur : le soir, pas grand monde dans les rues, certaines sont même pratiquement désertes, en plein centre-ville pourtant, mais les trams, les restos et les bars sont bondés. Conclusion : les gens ne sortent pas pour se balader, ils sortent pour aller quelque part, l'Europe du nord quoi... Les extérieurs ont l'air bien, les intérieurs le sont peut-être encore plus... Je ne sais pas vraiment.
En matière d'intérieur il y a une chose que j'aimerais raconter, même si ce n'est pas à mon honneur : une fois n'est pas coutume, je me suis planté dans les réservations d'hôtels, ou plutôt, quelque chose s'est mal passé sur le site global, qui m'a envoyé un message de confirmation (le 18 août), et ne m'a pas averti que pour une raison obscure la réservation a été annulée le lendemain. Bon, j'aurais pu vérifier avant de partir. Toujours est-il que j'ai eu un gros coup de flip en apprenant cela à mon arrivée, me doutant qu'il serait extrêmement difficile de trouver un hôtel la veille d'un évènement sportif rassemblant environ 30000 personnes...
Résultat, j'ai regardé la finale de la coupe du monde de rugby samedi soir... dans ma baignoire ! On s'est retrouvé dans un cinq étoiles [un hôtel d'une chaîne qui doit être le concurrent japonais des Hilton], et il y avait ce genre d'équipements : une télé écran plat incrustée dans le mur de la salle de bains, étanche et tout. Pratique, un peu inutile mais pratique. Bon, c'était cher, mais finalement en prix par étoile c'est raisonnable, et puis comme ça j'ai découvert quelque chose, tout était grandiose dans cet hôtel, je n'ai malheureusement pas eu le temps de tester le Fitness Center avec piscine de 18 mètres, saunas et jacuzzis.
Ce qui était pénible c'est que nous avons dû changer d'hôtel (j'ai bien aimé mais quand même, autant limiter le dépassement de budget). La deuxième nuit nous nous sommes retrouvés dans un deux étoiles, retour à la réalité... Le luxe c'est bien - Idée numéro 1 : devenir un gigolo et se faire entretenir par une vieille dame pour visiter ce genre d'hôtels de luxe partout dans le monde.
A suivre...

dimanche 21 octobre 2007

En direct d'Amsterdam

Tout va bien, le semi-marathon ne s'est pas tres bien passe : le nez en sang, des maux de ventre, fatigue par le voyage et les visites... 1h39'20 a mon chrono. Une chemin de croix pendant une demi-heure au milieu de la course. Je ne suis pas content, d'autant plus aue le copain avec qui je courrais - qui est moins rapide que moi - a fait 50 sec de mieux, preuve que je pouvais aller bien plus vite.
Sinon le temps est plutot bon, il ne pleut pas, et la ville, de meme que Bruxelles, est vraiment tres jolie. Au programme ce soir : le quartier rouge (quoique personnellement je n'y trouve pas grand interet) et le musee du sexe (qui m'interesse plus, meme si ca a l'air d'un attrape-touristes).
Retour a Lyon demain vers minuit si le trajet se passe normalement.
Bons baisers de Hollande.

Sonnet en chiffres

34 267 51 96 1 37,
6 68 31 87 2 99 10,
2 326 43 47 15 9 0,
96 261 4 38 87 17,

16 37 09 2 68 457,
92 21 493 55 1 40,
34 870 51 68 310,
8 92 71 143 20 37,

5 3 66 498 61 7 29,
37 94 0 15 9 326 8,
810 261 29 493 9,

0 16 37 0 48 912 9,
17 361 5 15 7 838,
2 84 540 71 68 3 9.

jeudi 18 octobre 2007

Emma et moi

Une camarade m'a gentiment prêté un numéro du magazine allemand "Emma", revue assez inclassable, féministe et un peu lesbienne aussi. Et voilà que je tombe sur des thèmes éminemment intéressants ! Je vous cite en désordre ce que ça donne...
Un article sur l'homosexualité chez les animaux (tiens donc !) où l'on apprend que nier l'homosexualité chez les animaux revient à admettre des clichés des années 70, où l'on cherchait à laisser l'homosexualité sur la liste des maladies psychologiques. Les chiffres parlent d'eux-mêmes dit l'article, par exemple 20% de couples homosexuels dans une colonie de mouettes (une colonie, sans autres précisions, je ne demande qu'à être convaincu mais bon...). Mais là où ça devient drôle, c'est en tournant la page, le développement se poursuit de manière inattendue (pour moi, très attendue pour les lectrices j'imagine), en-dessous d'une photo d'un lion en train de sodomiser un autre (qui tire la langue, le salaud !), on trouve le raisonnement suivant, appuyé par une citation de Beauvoir : chez de nombreuses espèces, les mâles se sont révélés complètement inutiles, et de parler de parthénogénèse sans mâles. Je me demande si un monde "sans mâles" ne fait pas partie des visées et fantasmes secrets de la revue.
Eh bien non ! car quelques pages après cet article conclu sur le fait que les animaux s'amusent comme des fous avec des godes en bois, commence la campagne contre la pornographie. Campagne publicitaire consistant à montrer des femmes dénudées, en position de soumission voire tuées, devant un public d'hommes. Les femmes sont nues ou en situation dégradante, les hommes sont habillés, et drôlement "bien" même : cela introduit une dimension sociale inattendue, les hommes sont en costar-cravate, look business, donc financièrement aisés imagine-t-on. Bon, cela dit c'est l'Allemagne, le niveau de vie est supérieur, mais tout de même. La photo de couverture du magazine en donne un petit aperçu, pour les curieux... et pour ceux qui veulent voir une femme nue de dos, parce qu'il faut bien dire que c'est ce qu'il y a à voir. Je me demande si cette photo résulte d'un montage ou si pour la prendre ils ont vraiment reconstitué cette situation fictive (ce qui serait le comble !).
Au cours des articles concernant cette campagne PorNO! , les rédactrices se demandent, entr'autres, pourquoi les filles ressentent le besoin de mettre des photos dénudées sur leur profil Myspace, et comment interpréter l'attitude de la féministe [j'avais écrit "féministre" !!!] pro-porno Annie Sprinkle, dont je n'ai jamais entendu parler - quelqu'un connaît ? Car finalement, Emma est plein de contradictions, et a du mal à appréhender la réalité, si ce n'est par le procès d'intention à revers consistant à dire que ce que les femmes ont l'air de faire librement résulte en fait d'une pression sociale instaurée par les Autres, les hommes. Pourquoi pas. C'est sans doute vrai dans certains cas mais comment vérifier ? Emma prend pour vous les cas les plus saignants.
Suit un article sur les rappeurs, notamment le gratiné "King Orgasmus One", que je vous conseille, réputé le rappeur le plus sexiste d'Allemagne d'après wikipédia, et m'y connaissant un peu je veux bien le croire ! [germanophones, allez jeter un oeil, il y a la traduction de l'article sur lui en Plattdeutsch...]. On trouve ensuite un article sur le dernier Tarantino. Enfin, la rubrique se termine avec quelques pages sur les films pornographiques écrites par un homme et traduites de l'anglais, qui - chose amusante - décrit les films. Chaque article fait débat, c'est très intéressant.
J'en reparlerai peut-être de manière plus ciblée, quand ma lecture se poursuivra, à mon retour. D'ailleurs, j'ai fait le tour, on ne peut pas programmer à l'avance de messages sur Blogger, donc je laisse tomber l'idée. A lundi !

mercredi 17 octobre 2007

Jean-Hubert et son prénom

Trouvé dans Libération le 15 octobre, dans un article sur les prénoms :

Jean-Hébert

«Hébert, c’est pas un prénom, c’est un nom. Ça vient de Jacques Hébert, un radical qui dirigeait le journal le Père Duchesne sous la Révolution, qui n’est pas étranger à la propagation de la Terreur. Il s’est fait guillotiner… Mon père adorait l’histoire de la Révolution, et il était communiste, quasi stalinien. Il m’a toujours dit que ça venait de là. On est loin de Charles-Henri… Ma mère était furax quand il est rentré de l’état civil. Elle voulait m’appeler Olivier. Il y a trois ans, en demandant un acte de naissance, j’ai vu que je ne m’appelais pas Jean-Hébert, mais Jean (premier prénom) puis Hébert (comme un deuxième prénom). J’ai pas pu demander à mon père, il venait de mourir…»

Eh bé ! C'est riche d'enseignements ! Malheureusement, on ne saura jamais ce que Jean-Hubert pense vraiment de son prénom, ni même s'il est capable de penser quelque chose à propos de son prénom... et il ne pourra jamais nous en demander l'origine.
Et sinon aujourd'hui j'ai croisé la Luciole au supermarché, elle avait du porto dans son panier - quoi ? aurait-elle un penchant pour la bouteille ? Elle a dit que c'était pour un cake aux olives, et pour une fois, je la crois. Mais pendant qu'elle fait un cake, elle ne prépare pas l'agrégation ai-je envie d'ajouter, en écho à un remarque d'un professeur. Cette après-midi, alors que nous discutions dans le couloir de nos blogs respectifs puis de la manière dont Word code ou plutôt alourdit une page en HTML, ledit professeur (le même ponte que l'autre fois) qui se trouvait à proximité nous a demandé si on bossait vraiment pour l'agrég dans tout ça. Nous sommes restés cois.

mardi 16 octobre 2007

Le contreblog en tournée de vendredi à lundi

Comme l'annonçait la Luciole en parlant de Jean-Hubert, le marathon d'Amsterdam a lieu ce week-end. Il se trouve que j'ai décidé d'y aller, mais bon, pas pour le marathon, j'en ai fait un il y a deux ans et j'attendrai un peu avant le deuxième, je suis un peu jeune pour en profiter complètement. Je participerai donc au semi-marathon (21,097 km), qui a lieu à 14h. Objectif : 1h37 ou moins. Et avant ? Je serai à Bruxelles le 19, et à Amsterdam le 20, 21 et 22. Location Fnac et Virgin... Non, c'est complet. Je serai en week-end disons, je ramènerai des photos, mais en attendant il se pourrait que je ne poste pas pendant 3 ou 4 jours, si je ne trouve pas un moyen de programmer les messages à l'avance (ce type de fonction n'existe apparement pas sur Blogger - et ailleurs ?).
Rien à voir, mais je mettrai bientôt des libellés pour classer les messages en plusieurs catégories afin de les repérer plus facilement. Celui-ci sera dans "Sport" (étonnant non ?). Et la Luciole pendant ce temps-là ? Eh bien il semblerait que depuis qu'elle se passionne pour l'entraînement frénétique de Jean-Hubert à la course dans sa roue, elle soit moins assidue le long du Rhône et moins souvent dans ses baskets. Oui, mais elle fait du rock répondra-t-elle sans doute. Je vais mener mon enquête...
Deux heures plus tard : effectivement, la Luciole m'a dit qu'elle n'avait plus couru depuis 6 mois, cela ne l'intéresse plus. Jean-Hubert court pour deux. Et d'aucuns feront le lien avec d'autres changements survenus entre temps.

lundi 15 octobre 2007

Retrait du lien vers le site de Spondy

J'avais ajouté Spondy parce qu'il avait dit du bien du contreblog dans un commentaire, j'ai appris par personnes interposées que le second degré de certaines remarques n'était pas forcément évident, et qu'il faisait peur à certains lecteurs, et en particulier à Spondy, qui se sent enfermé dans les liens juste en dessous d'un "mort aux juifs". C'est compréhensible, il est vrai que nous nous connaissons très peu (je l'ai vu trois fois dans ma vie, pas plus).

Une remarque en général concernant les polémiques ou remarques incisives au cours desquelles je me fais parfois l'avocat du diable - et à la suite d'une discussion animée ce midi à propos, en lien avec le contreblog, du caractère potentiellement physiologique de l'homosexualité chez certains... Je trouve dommage que certains se mettent des oeillères et refusent catégoriquement d'examiner des idées (comme celle-là) qui pourraient avoir des conséquences néfastes. Une interprétation extrême consisterait à dire que dans ce cas précis il faut castrer les homosexuels, car ils sont une tare de la société, au mieux une maladie à guérir. Certes, mais il s'agit là d'un raisonnement un peu poussif. Refuser l'idée de départ en bloc, c'est faire un procès d'intention, et on pourrait le retourner contre ceux qui l'instruisent : en déniant toute pertinence à ce qui est peut-être une vérité scientifique, on pourrait là aussi mener à une société de type totalitaire où les individus doivent marcher au pas. Mais cette dernière présente un caractère plus pernicieux que celle qui est exercée d'en haut, et on pourrait être tenté d'en voir certains traits aujourd'hui : par l'auto-censure, chacun se conforme par la contrainte à une opinion dominante, mais horizontalement.
Un exemple plus prégnant et plus général : dans mon milieu socio-professionnel, pour une large majorité, le libéralisme c'est mal, et la seule mention de ce concept, sans même le définir, provoque une réaction épidermique immédiate ; sauf qu'à force d'employer de tels raccourcis, beaucoup ont oublié au juste pourquoi. Cette attitude est au demeurant cohérente si l'on prend comme référence un ventre mou d'idées gauchisantes, aussi tout discours ne serait-ce que vaguement homophobe se verra aussitôt sanctionné, par exemple l'idée - venant d'ailleurs plutôt de la droite conservatrice américaine - que j'ai exposée au début du message. Evidemment, les réactions sont plus ou moins nuancées selon les individus, mais beaucoup semblent se conformer à ce modèle "de gauche", dont la définition en détail poserait problème, et c'est la raison pour laquelle il faut être prudent, tous ne pensent pas comme un seul homme.

Pour conclure : au fond, de quoi me plains-je ? Eh bien, tout simplement du fait que sur certains sujets le sens critique soit comme laissé de côté au profit d'automatismes doctrinaires ou idéologiques, le problème étant qu'à mon avis cette attitude est de plus en plus répandue. Au lieu de dénigrer, il n'est pas de refus de réfuter par une argumentation. Et le contreblog aborde aussi par la provocation ces sujets-là, que la Luciole, souvent victime selon moi du consensus ambiant, classe un peu (comme elle l'a fait ici même) en "correct" ou "choquant" - est-ce par prudence ou par un certain sens bourgeois de la norme ? peut-être un peu des deux, la question est ouverte...

dimanche 14 octobre 2007

"Je suis concerné par ce panneau" - Oui.

Comme je l'indiquais dans le dernier message, je suis en train de préparer le test du code de la route, je me suis inscrit il y a une semaine. Mais pas à l'auto-école, à la moto-école... Le lapin blanc m'a grillé la priorité si je puis dire, et au fond je n'ai pas énormément de choses à ajouter à ça : force est de constater que nous avons eu la même idée à peu près en même temps. Comme lui, je n'ai pas non plus le permis voiture, et je ne le passerai pas de sitôt car à l'inverse de la moto le fait de conduire une voiture ne m'intéresse pas. Depuis quelques années je me vois bien à moto ; j'ai décidé de franchir le pas, d'autant plus que les conditions d'obtention du permis B dans le Rhône n'incitent pas à le passer. Si jamais j'en ai besoin, je le ferai en Allemagne (où la formation et l'examen sont mieux faits, comme beaucoup d'autres choses au demeurant).
J'ai l'habitude de conduire sur deux roues, j'ai fait beaucoup de vélo, et en ce moment je ne me déplace que comme ça. En plus comme c'est parti je vais sans doute me retrouver sur une moto en janvier pour les premières leçons, un apprentissage à la dure, le froid et la pluie ne me feront plus peur après ça j'imagine... En ce qui concerne l'achat d'un éventuel véhicule j'ai quelques vagues idées, si Dieu le veut comme on dit ce sera peut-être une routière de moyenne cylindrée. Et pour finir, je dirais que contrairement au lapin blanc, je ne connais pas de Pierre-Philippe - sans doute parce que je suis un homosexuel refoulé.
En tout cas cela fait plaisir de voir qu'un autre olibrius a décidé de passer le permis A en premier (faire le A avant le B démontre un sens logique à toute épreuve d'ailleurs). De joyeux récits d'apprentissage en perspective !

vendredi 12 octobre 2007

A propos des sondages notamment

Les quelques sondages arrivés à échéance me fournissent l'occasion de les commenter. Tout d'abord, on peut dire que quelque soit le sondage, les gens adorent la réponse D, ce qui peut rendre l'interprétation difficile, en particulier sur un petit échantillon. Un consensus se dégage toutefois pour dire que les copier-coller sont impersonnels, mais que pensent les trois hamsters ?... J'espère en tout cas que tout le monde ne fait pas comme la Luciole, qui change hypocritement ses votes en fonction de ceux des autres. Si ses opinions changent selon le sens du vent, on espère qu'il n'en va pas ainsi de ses affections... Enfin bref, de toute façon le sondage en soi est biaisé, et tant qu'on se marre...
Je passe sur la mort rapide de l'animal, qui recueille très peu de suffrages (c'est le moins qu'on puisse dire !) en raison de la présence de fans de Gunther et de la réponse D. Ce qui est sociologiquement sans doute très intéressant. Nous y reviendrons peut-être. Là où on se marre moins de mon point de vue c'est que des gens ont voté dans le sondage d'après pour une réponse E assez caustique où l'on peut lire, tout de même, "mort aux juifs". Je pensais que personne ne cocherait cette case, en même temps je ne vais pas la censurer puisque je l'ai mise. Mais il se trouve peut-être des associations suffisament enragées pour traquer ce genre de choses et faire payer des amendes ; je ne sais pas dans quelle mesure cela constitue une infraction ou un délit. Par les temps qui courent, il y a peut-être des lois contre ça, mais probablement pas contre ce cas précis, et Blogger est très laxiste, je risque juste à court terme de me faire "flagger", c'est-à-dire en français signaler comme inconvenant et retirer de la liste des blogs publics.
Je me permets donc juste de dire ma réserve face à un humour moyen, qui est aussi un peu le mien cela dit (et c'est là que je suis un peu schizophrène, et vous allez voir ce n'est que le début...). Si c'est par adhésion aux thèses du FN que les gens ont voté, alors là c'est leur droit le plus fondamental, je n'avais qu'à pas proposer de réponse E.

Enfin, après tout, le contreblog c'est aussi s'affirmer, s'exprimer de manière non consensuelle, pour changer du blog où la Luciole est si réservée, parlant à peine d'elle et se glissant derrière des articles de journaux souvent absurdes et peu politiques. D'ailleurs, il suffit de voir ses réactions sur ce présent blog pour voir à quel point elle est touchée par le processus actuel d'auto-censure, et peu habituée à se trouver confrontée à des opinions qu'on ne peut même pas qualifier de radicales. Pour ma part, sur le contreblog, je dis ce que je pense, et même ce que je ne pense pas. Revenons pour finir sur le dernier post. J'ai donné à Ratatouille ce qu'il voulait entendre, à savoir un avis vaguement teinté d'homophobie (c'était brouillon aussi, voire incohérent, désolé). Parce que finalement, au-delà du débat philosophique et scientifique, je me demande si les gays et lesbiennes ne s'estiment pas trop libres et trop contents de défendre leur cause pour s'entendre dire que tout ça c'est à cause des hormones. En-dehors de tout jugement péjoratif, déjà, cela sonne comme une restriction de liberté. Je le note parce que visiblement c'est ce qui a fait le plus réagir. Bon, évidemment ce n'est pas vrai, mais pourquoi pas une certaine influence dans certains cas... Je laisse le sujet de côté, c'est impossible à trancher, et puis le sujet de départ était quand même Jean-Hubert, et tout le monde a l'air d'être d'accord sur le fait qu'il est probablement hétéro. Le reste, c'est mon rapport troublé à ma propre homosexualité - refoulée - qui s'exprime, et évidemment c'est sujet à caution.
Pour conclure je répondrai aux questions personnelles que je ne répondrais pas aujourd'hui à une question du type "pourquoi suis-je hétéro", je préciserai juste qu'il est un peu facile de penser que j'ai escamoté cette étape ; au fond, le raisonnement est inverse à ce qu'indique Ratatouille, j'ai versé après dans le "débat public".
Je m'arrête là pour aujourd'hui, je dois aller réviser mon code de la route, cela fera d'ailleurs l'objet d'un message à venir, autre sujet, autre controverse peut-être...

jeudi 11 octobre 2007

De l'homosexualité

Difficile de dire en quelques lignes ici ce que je pense de l'homosexualité, mais je vais m'efforcer de clarifier le débat.

En ce qui concerne Jean-Hubert, je me permets d'affirmer qu'il est hétérosexuel car à ma connaissance la proportion d'animaux homosexuels est quantité négligeable. Je n'affirme pas qu'ils n'existent pas, il y en a, mais dans leur cas il s'agit au mieux d'une inversion quelque peu facétieuse, au pire littéralement d'une "erreur de la nature", qui ne peut que rester une infime minorité. Cela doit sans doute s'expliquer par l'instinct allant dans le sens de la survie du groupe, une espèce complètement homosexuelle par naissance se retrouve sans descendants ; en plus, on ne peut pas exclure la présence d'une partie, même minime, de génétique, qui "sélectionnerait" alors les animaux hétérosexuels. Cela dit, je n'ai aucune lumière à apporter sur le cas des animaux bisexuels qui assurent la reproduction de l'espèce ; si vous en avez... Toujours est-il que Jean-Hubert doit très probablement être hétérosexuel de naissance. On peut certes lui "apprendre" à devenir homosexuel, par mimétisme par exemple, mais à ce moment-là c'est de la triche, car à part ça, je ne vois pas bien comment il pourrait, tout seul dans sa cage, le devenir.

Voilà pour lui, et gardons-nous bien d'extrapoler le passage des animaux aux humains, ne serait-ce qu'en raison de la maîtrise de la Technique et de la Machine qui permettra bientôt à une population entièrement homosexuelle d'assurer le processus de reproduction (sans compter la notion d'arrangement à l'amiable avec mère porteuse ou géniteur, mais ça ne vaut pas au sens strict). Le Festin nu, de W. Burroughs est un roman complexe, et on ne saurait en soustirer une seule et unique vision du monde, mais je voudrais juste développer l'exemple cité hier en commentaire. Le docteur Benway y explique qu'on peut rendre un homme homosexuel par des traitements hormonaux à base de drogues et des souffrances psychologiques infligées à un individu, en fait, il ne s'agit là que d'un effet secondaire d'une méthode visant à asservir les citoyens d'une quelconque dictature, et ce n'est pas une science exacte, juste un divertissement pour le docteur. A ce moment-là, non seulement tous les patients deviennent homosexuels mais en plus ils "aiment ça", la contrainte repose dans le "traitement", pas dans le résultat.
Je pense que tout le monde peut être homosexuel, certains sont de naissance un peu plus enclins que d'autres à le devenir, et certains sont pour ainsi dire plus homosexuels que d'autres, il n'y a pas de schéma binaire. Je ne pense donc pas qu'on soit hétérosexuel de naissance, et pour revenir au commentaire de Ratatouille, si les "mauvaises fréquentations" jouent un rôle certain, je peux ajouter une explication plus "faschisante" : dans une proportion difficile à apprécier, certain(e)s deviennent homosexuel(le)s en raison d'un équilibre hormonal différent. Plutôt que de naissance, on aurait alors plutôt tendance à se fixer en tant qu'homosexuel à partir de l'âge nubile, tout cela sachant que le vécu est déterminant.
Plus que les "mauvaises fréquentations" dans le cercle familial ou dans le cercle d'amis, j'ai l'impression que pour beaucoup l'homosexualité est une plus qu'une simple préférence sexuelle et va plus dans le sens d'une manière de vivre ; à ce propos la comparaison parmi la population d'un pays industrialisé des orientations sexuelles avec les diplomes obtenus doit être saisissante.

Je précise pour conclure cette présentation pas vraiment construite que j'ai conscience du caractère partiel et partial de mes remarques. Outre le fait que j'aurai peut-être changé d'avis demain, il y a dans un tel sujet énormément de choses difficiles à démontrer, et qui reposent donc sur de simples croyances.

Changements intervenus ces dernières 24 heures

Un nouveau design et des sondages dorénavant limités non plus à 10 mais à 5 jours. C'est ce qu'on peut dire des dernières modifications, en style journalistique toujours...

mardi 9 octobre 2007

Pourquoi le blog du hamster ne durera pas - une condamnation sans appel

J'ai beaucoup de sympathie pour le blog du hamster, mais je voudrais expliquer ici pourquoi à mon avis il ne tiendra pas la distance :
  • Jean-Hubert a une vie somme toute monotone, coincé dans une cage ou dans une boule en plastique, et passé l'engouement des premières descriptions, la morosité de son quotidien se fera jour. Ne restera qu'une longue série d'ingurgitations et de défécations, qu'une quelconque maladie ou usure naturelle viendra perturber au bout d'un moment, annonçant une mort rapide et douloureuse. En soi ce que je viens d'énoncer n'est même pas un problème, si ce n'est que Jean-Hubert est trop plat, trop vide, trop unidimensionnel pour invoquer une topique baroque, ne laissant après lui que l'inanité de l'existence et de son Dasein en particulier.
  • Comme l'indique le dernier sondage, il y a trois hamsters parmi les lecteurs, Jean-Hubert a donc deux rivaux, et il va être difficile de lutter contre ses pairs (qui ont très probablement la même vie en cage).
  • Concernant l'écriture, le blog pourrait être écrit à quatre mains, mais j'ai de fortes présomptions quant'à l'identité d'un rédacteur unique, que je n'égrènerai pas ici. En tout cas, ce blog est malhonnête et rompt ainsi le necéssaire pacte de véracité vis-à-vis des lecteurs en truquant la réalité : par exemple, je suis sûr et certain d'avoir vu que le message du 7 octobre était daté de 23h19, or, il est "passé" à 00h19 peu après, la preuve la plus certaine étant que le rédacteur a gardé la date du 7. C'était pour cacher une réalité évidente, car à 23h19, la partie de poker n'était pas terminée... mis à part quelques participants, donc le rédacteur qui, je me souviens, s'est opportunément absenté à ce moment-là.
  • Jean-Hubert, ou plutôt le rédacteur de ce blog ne permet pas de laisser de commentaires, coupant court à toute éventuelle expression des lecteurs (on n'ose dire critique), c'est une pratique qui, couplée à la falsification de l'Histoire, n'est pas sans rappeler les dictatures du bloc de l'est, la Roumanie par exemple, pratique qui a sans doute influencé le rédacteur au point d'avoir un impact, 17 ans après la chute du mur, sur son blog - les vieilles traditions ont la vie dure ! De plus, nous avons visiblement affaire là à un communiste conservateur, si tant est qu'un tel mélange soit possible ; à fuir !

Pour remédier à ces problèmes, voici ce que ses maîtres pourraient faire mais qu'ils ne feront pas :
  • lui apprendre des tours de cirque : rien n'indique qu'il en soit capable, et puis ils n'auront ni le temps ni la patience de le faire,
  • lui faire faire des petits, déjà ce n'est pas une femelle, et en plus cela poserait le cas échéant des problèmes de progéniture nombreuse, que même l'apport externe d'une femelle ne saurait contrecarrer,
  • le faire devenir gay ou transsexuel : cela pimenterait sa vie mais nécessiterait un traitement hormonal et/ou psychologique sans doute inadapté aux hamsters car encore trop peu testé sur eux (mais la recherche progresse, notamment en ce qui concerne le jetlag...)
En définitive, si le blog du hamster est une initiative intéressante et qui pourrait perdurer ne serait-ce que par intertextualité avec le contreblog, mais il ne passera pas le stade du canular, contrairement à ces pages qui - lecteurs, soyez-en sûrs - sont appelées à durer.

lundi 8 octobre 2007

Full aux as par les neuf et vérité #2 sur Jean-Hubert

C'est la combinaison contre laquelle j'ai perdu dans le duel final de notre petit tournoi de poker d'hier, face au Hibou et après avoir éliminé la Luciole. Je suis un peu frustré car j'ai eu assez peu de bonnes mains et je n'ai pas pu faire grand-chose, surtout sur la fin. Mais la principale nouvelle de cette soirée, le "principal enseignement" comme disent les commentateurs de foot, c'est que la Luciole bluffe - et effrontément même. Alors que nous n'étions plus que trois, je l'avais mise sur une paire de départ plus élevée que ce qu'il y avait dans les cartes communes, et le futur vainqueur croyait qu'elle avait une suite, j'ai relancé, puis payé à la fin la peur au ventre avec une paire de 9 (décidément, les 9...) et... la luciole n'avait rien ! (enfin pas rien plutôt as-4 dépareillés, et rien de tout cela après). Pour brouiller les cartes - c'est le cas de le dire ! - elle avait même mis en jeu quelques précieux jetons verts, qu'elle aime tant (quelque soit leur valeur).
Je pense que la Luciole pourrait se prendre au jeu, elle n'avait pas l'habitude de jouer à des jeux de rôle, d'argent ou de société, mais je pense qu'elle peut y prendre goût ; par ailleurs, elle a bien figuré hier soir en faisant 3ème sur 7, après ça a un peu coincé mais elle était face à des joueurs plus expérimentés qu'elle. Le Texas Hold'em est cruel, mais nous avons passé une bonne soirée. Signalons d'ailleurs qu'au bout d'un moment un bruit de machine à laver s'est fait entendre, alors que la laverie était située de l'autre côté... Mais nous étions chez la luciole, et Jean-Hubert s'était mis en route.
Car ce que le blog oublie de vous dire - et que le contreblog mentionne par la présente - c'est que Jean-Hubert fait du bruit la nuit, au point de déranger, raison pour laquelle ses maîtres ont mis en place un dispositif visant à limiter les frottements de la roue, si bien que dorénavant il gêne plus que très modérément le sommeil de ses hôtes. Jean-Hubert, un empêcheur de tourner en rond (dans sa roue) ?

dimanche 7 octobre 2007

L'automne à Pékin

J'ai découvert ce matin que j'étais troisième dans Google pour "contreblog", juste derrière un site vide qui présente visiblement des tags antisémites, et complètement hors de classement pour "contre blog", magie des moteurs de recherche... [remarquez, ce n'est pas mon intention, mais maintenant que j'ai cité les deux dans le blog, ça va peut-être s'améliorer...]
Ah, sur Google en français, je suis carrément premier, juste devant le post de la luciole. Je remarque au passage qu'il y a effectivement beaucoup de contre-blogs, et le mien est très gentil en comparaison (hâtive) des autres.
Pour finir, je vous livre ce que l'on pouvait voir ce matin de ma fenêtre à 11h03, en se tournant direction NNE (vous pouvez cliquer sur l'image pour agrandir) :



Fourvière dans le brouillard au fond, les Monts d'Or cachés dans les nuages de même que la Croix-Rousse, il reste quelques terrains vagues au second plan et la colline de Saint-Just sur la gauche de l'image. Voilà à quoi ressemble Lyon un lendemain de victoire de l'équipe de France de rugby (en même temps, je ne crois pas qu'il y ait un quelconque lien de cause à effet à chercher). Bon, j'aurais voulu voir gagner la Nouvelle-Zélande parce qu'ils jouaient mieux, mais ils n'ont pas su (eux) gérer le match à élimination directe, donc même s'ils ont manqué de réussite ce n'est pas injuste. Et puis France-Angleterre fera une belle affiche, de plus, les maillots des All Blacks qui ont sans doute été produits en un nombre conséquent ne se vendront pas ou pas bien, ce qui va me permettre d'en acquérir un pour un prix défiant toute concurrence (de même, il y a eu des soldes incroyables sur les maillots brésiliens après leur élimination de la Coupe du monde de foot - mais là je n'en avais pas acheté).
Mais il ne faut pas croire, j'ai passé une très bonne soirée, le match était assez plaisant et j'ai enchaîné sans l'avoir prévu sur un James Bond ("For your eyes only") en allemand sur la ARD.
Bon dimanche !

samedi 6 octobre 2007

A propos des liens, et aussi à propos d'autre chose

Pour répondre à la question de Spondy, je vais préciser ma politique de liens : pour l'instant, j'ajoute les gens que je connais et/ou qui disent du bien de mon blog. Simple non ? Evidemment, dans un geste d'inégalable générosité, je peux aussi vous ajouter si je vous lis régulièrement ou si vous me le demandez... En ce qui concerne le design du blog, il sera probablement adapté un jour, en attendant, je trouve que sa sobriété sied bien à l'objectivité toute journalistique avec laquelle je commente la brûlante actualité.

Quant'au secret du blog qui aurait été éventé, il n'y a pas vraiment de problème de ce côté-là. Certes, j'ai parlé des blogs "à la récré" et surtout à portée d'oreilles d'un ponte de la poésie allemande du XVIIIème et XIX siècle, mais même si ledit ponte a paru intéressé, rien n'indique qu'il viendra nous lire. Malgré les référencements Google, les risques de tomber sur l'un ou l'autre blog sont faibles étant donné qu'il faudrait vraiment taper un séquence de mots adéquate pour ne pas avoir à chercher des heures.

Enfin, un mot sur les hamsters, [toutefois, je précise qu'ils ne sont pas le sujet principal de ce blog, disons simplement que c'est un thème d'actualité] les lauréats des IG-Nobel (anti-Nobel en quelques sorte) viennent d'être récompensés. On recense cette trouvaille étonnante : des chercheurs ont découvert que le Viagra diminue les effets du jetlag chez les hamsters. Pourquoi les hamsters, et pourquoi le Viagra ? Des questions très pertinentes auxquelles ces chercheurs ont sans doute réfléchi pendant des mois si ce n'est des années. Dans le domaine animal, la découverte selon laquelle les rats ne font pas clairement la différence entre du japonais et du hollandais lus en marche arrière n'est pas mal non plus.

jeudi 4 octobre 2007

EXCLUSIF : le nom du hamster !

La nouvelle est tombée telle un couperet, comme diraient les journaux, dans la lignée des blagues faites par les germanistes ces derniers jours à propos des prénoms composés sur la base de Hans-Jürgen, et en vertu de la rime, nous parlerons désormais de Jean-Hubert le hamster. Nom charismatique et publicitaire, prompt - je n'en doute pas - à déchaîner les foules, et qui présente de nombreux avantages.
Citons notamment le fait que ce ne soit pas un prénom commun, je pense même plutôt rare : d'après une statistique aufeminin.com que nous recevons à l'instant, il n'y aurait pas plus de 14 nouveaux-nés appelés Jean-Hubert par an en France. La confusion semble donc impossible, et l'esprit potache est là, sans que ce soit carrément ridicule.
Autre qualité, Jean-Hubert donne Hans-Hubert en allemand, la rime n'est pas parfaite mais Hans-Hubert der Hamster est un ensemble tout à fait acceptable, et là encore publicitaire etc... et j'en passe. Une rapide recherche sur Google (non, je ne fais pas de prosélytisme à l'égard du site qui m'héberge !) m'a appris que le prénom du joueur de foot allemand Berti Vogts était en réalité Hans-Hubert - je précise que ce joueur est assez connu outre-Rhin. On comprend qu'il l'ait abrégé, mais le rapprochement devient amusant quand on y lit que ce même Berti était surnommé "le terrier" - référence à la race de chiens, chose dont je crois me souvenir, je confirme donc l'information.
Il va sans dire que ce contexte référentiel ouvre des perspectives très intéressantes concernant l'évolution du nom en un surnom et surtout concernant la carrière sportive de Jean-Hubert qui, pour l'instant, s'entraîne dur dans sa roue afin de devenir un champion. En tout cas, d'après nos informations, Jean-Hubert est très heureux de ce nouvel état-civil, et il a survécu à l'épreuve du baptême, montrant par là sa grande valeur dont seuls quelques sceptiques doutent encore. Gageons que Jean-Hubert saura se montrer à la hauteur des attentes qui reposent en lui.
Longue vie à Jean-Hubert ! (soit 2 ans environ)

mercredi 3 octobre 2007

En cage

Pas vraiment de message ce soir, je dois aller me coucher, journée de boulot et sôterie entre germanistes avec le film "Vergiss mal Amerika" ou équivalent, présence souhaitée voire obligatoire. Le nom du hamster ayant été donné, je vous prépare une édition spéciale. En attendant, une petite comparaison, comme le hamster, l'agrégatif est en cage et il fait de la roue, du thème et de la version. Parfois, tout comme l'animal, il en vient même à aimer ça, mais on peut se demander si ce n'est pas une vue de l'esprit. Toutefois je corrige, je suis beaucoup plus libre, et je suis plus ou moins payé pour ça - je sais c'est injuste.
Toujours est-il que la comparaison entre travail/divertissement intellectuel et roue vaut le détour... (sans parler de mon passage dans la salle de muscu hier soir !)



PS : on ne voit pas le hamster sur cette photo, cela fera l'objet d'une chronique...

mardi 2 octobre 2007

Du rodéo dans une Polo sur le chemin du boulot

La luciole nous gratifie ce soir d'un article de journal, alors que pourtant, il y avait des choses à raconter aujourd'hui me semble-t-il. Je vous propose d'ailleurs de voter dans le cadre d'un nouveau sondage, car enfin, après tout, nous savons tous lire le journal... Je comprends cela dit que la luciole ait sans doute mieux à faire ce soir qu'écrire sur son blog...
Mais en général, je trouve cette pratique d'autant plus frustrante qu'il ne s'agit pas véritablement d'une revue de presse, les articles proviennent toujours de la même source, lemonde.fr. Je pense que nous lecteurs du blog, nous serions indulgents si les articles étaient extraits de plusieurs journaux de plusieurs pays par exemple, pourquoi ne pas faire office de passeur/euse et proposer un bref résumé d'un galimatias écrit dans un sabir proche de l'allemand ? Mais en tout état de choses, les posts sont presque systématiquement constitués d'un simple copier-coller, et la part de commentaire se réduit souvent à la portion congrue ; aujourd'hui, il n'y en a pas du tout. Certes, les sujets font souvent réagir, mais on pourrait imaginer de passer par quelque chose de très "Web 2.0" et même de très "Web" tout court : le lien, doublé d'un point de vue, d'un récit concret, qui enrichiraient le débat mené par la suite dans les commentaires, qui se limite en l'espèce à de simples jugements. Certes, l'inventivité des lecteurs est grande, et ils éveillent le sens critique de l'honnête homme avec une adresse remarquable dans leurs commentaires, mais de tels esprits méritent sans doute mieux.
Par exemple, j'ai envoyé à mes collègues, dont la luciole donc, un article de Libération qu'elle a ensuite exporté sur son blog avec son point de vue, c'était très intéressant ! (Je signale au passage que je n'écris pas tout cela parce qu'elle a omis de préciser que c'était moi qui avais trouvé l'article, vous remarquerez que je suis soucieux d'adopter une approche constructive, étant moi-même un fan du blog.)

A part ça, nous avons fait aujourd'hui le trajet jusqu'à la fac avec une luciole coincée du cou qui ne pouvait conduire pour cette raison. La place de chauffeur est donc revenue à une valeureuse germaniste qui a dû se familiariser avec les tics de la Polo dont la luciole dispose - fantastique, grâce au contreblog, vous apprenez sans effort que la luciole a une Polo ; je m'excuse mais je n'ai pas de photo. La voiture rouge nous a gratifié d'un petit rodéo, sans danger car à faible allure. En effet, avec ses pédales, il faut avoir la main, - ou plutôt le pied... [rires enregistrés] - le suspense était donc de mise au démarrage et aux changements de vitesse. Mais notre conductrice a fait preuve de beaucoup de sang-froid et de maîtrise.
Ainsi, la journée a eu sa part d'aventure, voire de picaresque, et il m'a paru instructif de vous faire part de cette anecdote inédite. Je vous remercie de votre attention, et à très bientôt pour un nouveau reportage/récit/ouvrage de gueule (rayer les mentions inutiles).

lundi 1 octobre 2007

Mise en perspective : le point de vue du hamster

Oui, après tout, le "contreblog" n'est pas une entreprise anarchique visant à contrecarrer ou même parodier le blog de la luciole. Soyez-en sûrs, mon but n'est qu'informatif, et il le restera.

Ce soir, je vous propose d'adopter le point de vue de cet animal qui est au centre de l'attention, au point que l'on en vient à dénoncer l'absence de droits dont il souffre au quotidien. Je vous propose d'observer la manière dont le hamster voit sa "maîtresse", espérant combler par là le déficit d'expression publique auquel il se voit contraint par l'impossibilité consubstantielle d'écrire un blog à laquelle il fait face (on sent la phrase allemande dans cette construction...). Après tout, j'ai bien assisté il y a deux ans à un cours où il était question de la validité du concept de personne chez les animaux ; si le hamster est une personne, il faut bien que je le défende.
Voici donc le monde selon le hamster :



On notera au crédit de la luciole que la cage est propre, ainsi, bien que le hamster voie un peu trouble en raison des angles arrondis, la Réalité n'arrive point salie à son regard (mais n'est-ce pas la même chose pour nos astronomes et leur téléscope ?). Voici ce qu'il verrait donc en regardant vers le haut, en direction de la tête des visiteurs. Certes, à l'endroit où la photo a été prise, la "buse d'aération" verte gêne un peu. Le portant est à l'extérieur de la cage, il s'agit - révélation exclusive du contreblog TM - d'Ivar, l'ensemble modulable de chez Ikéa en pin verni. Dimensions et description détaillée sur demande.
Il ressort de ce que nous avons vu aujourd'hui que l'univers du hamster est limité, bien que ledit univers vale environ dix fois le prix du hamster, indication intéressante (et exclusive, mais fallait-il le préciser ?) sur ce que vaut sa "personne", et aberration de l'économie de marché, puisque j'imagine que la luciole est beaucoup plus attachée au hamster qu'à sa cage. Il est injuste de lui avoir cédé à si vil prix (même si alors elle n'avait vraisemblablement pas développé de liens particuliers avec cet "être").
Voilà ce que l'on pouvait dire à ce sujet, j'espère que le hamster sera informé du mal que je me donne à sensibiliser l'opinion à sa condition, mais j'en doute fort, la censure est telle...