C'est là que j'étais hier matin, sur les sommets du petit Lubéron surplombant la combe de Lourmarin, à 600m d'altitude. J'étais parti pour rallier Pertuis à Cavaillon en trois jours en solitaire, j'aurai finalement fait les deux tiers du parcours en deux jours, avec une option de sortie à la fin différente de ce que j'aurais fait si j'avais voulu continuer. J'ai en effet fait Pertuis-La gare de Bonnieux (jonction avec la N100), où j'ai pris un bus pour revenir sur Avignon. Soit environ 42-44 km avec +1000 - 1100m de dénivelé, en à peine plus de 24h.
C'était un des problèmes, en raisons des liaisons TER je n'ai pu partir qu'à 13h de Pertuis. Le parcours jusqu'à mon gîte de Lourmarin était prévu et je me doutais qu'il serait assez long. En fait je suis arrivé à 18h30 (j'allais sortir la frontale, la nuit était tombée), soit 22km (voire plus, étant donné que j'ai sous-estimé les distances) en 5h30 avec des collines et des villages en montée-descente qui cassent les jambes (même si c'est joli). Beaucoup de beaux villages donc : Ansouis, Cucuron, Vaugines et Lourmarin. La France rurale, les vieux sur la place du village, etc... Le temps était excellent. Le problème était que j'avais un peu sous-estimé le poids de mon sac (12kg je pense, mais en fait c'est peut-être plus, je le pèserai pour en avoir le coeur net), et mon manque d'habitude concernant la randonnée.
Je pensais que j'étais physiquement capable de faire le trajet prévu, et que donc cela passerait. Et de fait, oui, le moteur était performant, pas de problème, seulement ce que je voulais était à mi-chemin entre un raid et une randonnée, ce qui veut dire que j'ai souffert beaucoup plus que ce que je pensais, et c'est la raison pour laquelle j'ai décidé d'arrêter. Le simple fait d'être capable ou non de couvrir la distance n'est pas un critère suffisant, il y a le plaisir aussi - j'avais vu ça de manière un peu abstraite. Surtout avec mon manque d'habitude (j'y reviens), concernant les ampoules, que j'ai senties se former le premier jour (passe encore) et claquer une à une sur les derniers kilomètres avant le gîte (passe beaucoup moins).
Hier matin, les 13km de Lourmarin jusqu'à Bonnieux ont été un calvaire, sur les cailloux que vous voyez sur la photo, mon corps avait récupéré correctement pendant la nuit, mais pas mes pieds. Le rythme de marche forcée du premier jour m'a trop flingué pour que le reste soit agréable. Par contre dès que j'ai su qu'un bus pouvait me ramener chez moi j'ai marché comme un forcéné jusqu'à l'hypothétique arrêt (plus de 7 kms, en descente certes), où j'ai fini par le voir arriver. Preuve que l'énergie, je l'avais. Toujours le même problème.
Enfin bon, là j'ai les pieds toujours en souffrance avec des ampoules très douloureuses et une légère tendinite à la hanche, je peux à peine marcher, c'est très con, surtout de se sentir un looser parce que je n'ai pas été à la hauteur de mes propres exigences. Mais bon, "ça me fera les pieds" comme on dit, y compris au sens propre : je sais par expérience que les ampoules de ce genre se transforment en corne, et que mes pieds seront donc beaucoup mieux préparés la prochaine fois que j'enfilerai mes chaussures de randonnée. Ironie du sort : j'ai porté la tente et le sac de couchage pour rien, parce que finalement je n'ai pas dormi dehors (4,5 kg quand même), mais ce n'est que partie remise.
J'ai voulu faire un peu tout en même temps parce que le sud de la France est un des seuls endroits où l'on peut être quasi-sûr de trouver du beau temps en cette période de l'année, et que je ne vais pas faire des aller-retours TGV tous les week-ends juste pour aller faire quelques km. Mais bon, bientôt je pourrai aller randonner dans le coin et planter ma tente tout aussi bien.
Rien à voir, mais j'ai trouvé une reprise absolument stupide de "Lady in red" à base de pseudo chants grégoriens, alors que la chanson de Chris de Burgh est très bien au départ...
C'était un des problèmes, en raisons des liaisons TER je n'ai pu partir qu'à 13h de Pertuis. Le parcours jusqu'à mon gîte de Lourmarin était prévu et je me doutais qu'il serait assez long. En fait je suis arrivé à 18h30 (j'allais sortir la frontale, la nuit était tombée), soit 22km (voire plus, étant donné que j'ai sous-estimé les distances) en 5h30 avec des collines et des villages en montée-descente qui cassent les jambes (même si c'est joli). Beaucoup de beaux villages donc : Ansouis, Cucuron, Vaugines et Lourmarin. La France rurale, les vieux sur la place du village, etc... Le temps était excellent. Le problème était que j'avais un peu sous-estimé le poids de mon sac (12kg je pense, mais en fait c'est peut-être plus, je le pèserai pour en avoir le coeur net), et mon manque d'habitude concernant la randonnée.
Je pensais que j'étais physiquement capable de faire le trajet prévu, et que donc cela passerait. Et de fait, oui, le moteur était performant, pas de problème, seulement ce que je voulais était à mi-chemin entre un raid et une randonnée, ce qui veut dire que j'ai souffert beaucoup plus que ce que je pensais, et c'est la raison pour laquelle j'ai décidé d'arrêter. Le simple fait d'être capable ou non de couvrir la distance n'est pas un critère suffisant, il y a le plaisir aussi - j'avais vu ça de manière un peu abstraite. Surtout avec mon manque d'habitude (j'y reviens), concernant les ampoules, que j'ai senties se former le premier jour (passe encore) et claquer une à une sur les derniers kilomètres avant le gîte (passe beaucoup moins).
Hier matin, les 13km de Lourmarin jusqu'à Bonnieux ont été un calvaire, sur les cailloux que vous voyez sur la photo, mon corps avait récupéré correctement pendant la nuit, mais pas mes pieds. Le rythme de marche forcée du premier jour m'a trop flingué pour que le reste soit agréable. Par contre dès que j'ai su qu'un bus pouvait me ramener chez moi j'ai marché comme un forcéné jusqu'à l'hypothétique arrêt (plus de 7 kms, en descente certes), où j'ai fini par le voir arriver. Preuve que l'énergie, je l'avais. Toujours le même problème.
Enfin bon, là j'ai les pieds toujours en souffrance avec des ampoules très douloureuses et une légère tendinite à la hanche, je peux à peine marcher, c'est très con, surtout de se sentir un looser parce que je n'ai pas été à la hauteur de mes propres exigences. Mais bon, "ça me fera les pieds" comme on dit, y compris au sens propre : je sais par expérience que les ampoules de ce genre se transforment en corne, et que mes pieds seront donc beaucoup mieux préparés la prochaine fois que j'enfilerai mes chaussures de randonnée. Ironie du sort : j'ai porté la tente et le sac de couchage pour rien, parce que finalement je n'ai pas dormi dehors (4,5 kg quand même), mais ce n'est que partie remise.
J'ai voulu faire un peu tout en même temps parce que le sud de la France est un des seuls endroits où l'on peut être quasi-sûr de trouver du beau temps en cette période de l'année, et que je ne vais pas faire des aller-retours TGV tous les week-ends juste pour aller faire quelques km. Mais bon, bientôt je pourrai aller randonner dans le coin et planter ma tente tout aussi bien.
Rien à voir, mais j'ai trouvé une reprise absolument stupide de "Lady in red" à base de pseudo chants grégoriens, alors que la chanson de Chris de Burgh est très bien au départ...