lundi 19 novembre 2007

Deux versions de l'hymne américain

L'hymne américain est fréquemment interprété par des stars de la pop lors de grand évènements, et à grand renforts de grand spectacle. Je vous propose ce soir deux versions, dont une que j'écoute en boucle. Tout d'abord, un classique, Mariah Carey en 2002 lors de la finale du Superbowl (à imaginer avec deux coupures pub avant et deux après...) :
http://www.youtube.com/watch?v=wTtvybqxDdQ
J'adore les annonces au début avec les différents corps d'armée, annonces qui durent des heures, et auxquelles font écho les gradés au garde-à-vous pendant l'hymne. Immense, de même que les avions de chasse qui passent à la fin. Et l'hymne laisse une grande latitude d'interprétation, Mariah Carey le mariahcareyise vraiment. Néanmoins cela reste une interprétation canonique. J'aime bien, et surtout le signe que l'hymne s'adapte me semble être une vertu louable, je ne voudrais pas de ce spectacle en France, mais il faut bien avouer que c'est génial. Bon, l'hymne sanguinaire par contre, on pourrait peut-être le faire évoluer... Enfin plus j'écoute les hymnes des autres et plus je suis de cet avis.

Mais la version que j'écoute en boucle est beaucoup plus personnelle, il s'agit de celle de Marvin Gaye au All Star Game de 1983. Un noir qui chante l'hymne, en 1983 quand même, pas exceptionnel mais tout de même (et pas n'importe qui, un héraut de la libération des moeurs, et derrière les "mêmes" militaires au garde-à-vous...), et puis une boîte à rythme toute pourrie en fond. Mais qui laisse toute latitude au feeling au chanteur, qui entre dans une véritable communion mystique avec la salle, déclenchant l'hystérie l'air de rien, en laissant des gros blancs et en prenant à la fin des allures de pasteur dans ses gestes. Il fait ressortir les paroles, et vraiment quelque chose s'établit, et je trouve qu'on le sent encore dans la vidéo, pas un effet de mode et/ou quelques trucs vocaux comme chez les stars d'American Idol (oui, elle chantent l'hymne aussi...), non, vraiment une manière de célébrer. Caché derrière ses lunettes fumées (mais elles ne dissimulent rien de l'émotion au fond), il chante d'une manière insidieuse, très douce, à en réchauffer le coeur. C'est beau je trouve, notamment parce que ça fait résonner à plein la dimension de communion (religieuse en un sens) de l'hymne américain. Et ça pour le coup, c'est quelque chose qui nous manque complètement, dans les paroles autant que dans les interprétations.
http://www.youtube.com/watch?v=QRvVzaQ6i8A

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Tu as oublié une version mythique de l'hymne américain: celle de Shortbus!