Lui, c'est Joachim Löw, alias Jogi Löw, le sélectionneur de l'équipe d'Allemagne HOMMES (je précise) de football. Voici sa tenue pendant l'avant-dernier match de l'équipe contre l'Irlande. Sur le bord du terrain, il est naturellement surexposé aux photographes, chaque mimique est scrutée et peut faire l'objet d'une "information" en soi. Nous ne discuterons pas ici des différents styles de manière comparée, mais en ce qui concerne celui-ci lapinblanc nous donnera son point de vue je pense. En tout cas, l'attitude respire la concentration et la volonté de bien faire, la machoire contractée exprime la réflexion intense et l'esprit de corps avec son équipe, l'attente d'un résultat. Le poing sur la hanche n'est peut-être pas très heureux, mais il permet là-aussi de créer une posture plus active, signe d'un homme qui va de l'avant.

Et voici une autre image, pendant le match d'après, l'équipe perdait. Différence dans le style, le visage, et aussi dans la photo elle-même, le photographe nous montre un sujet décentré, très bonne manière d'illustrer le propos, y compris du point de vue de sa tonalité générale.
Je ne me souviens plus de ce qui était marqué en bas de celle-ci, pour l'autre en tout cas, le journal avait mis en légende ce qui est devenu le titre de ce message. Mon point de vue à présent : je trouve que cet entraîneur est élégant, même si quelque part il "reste" allemand : sur la première photo la ceinture pendouille ou alors il a du bide, mais de toute façon les vêtements sont taillés ainsi, trop larges à la taille pour les sportifs (ou les non-allemands peut-être !). Sa veste n'a pas l'air excellement bien coupée, mais en même temps l'angle n'est pas à son avantage. Sur la deuxième enfin c'est plus sobre, mais le sobre allemand, qui fait vieux, et vu la nuance de gris je dirais que le pull pourrait être du Boss.
Un catalogue de mode allemand donc. Mais ici il a posé sa veste (à défaut de la retourner). Discrète, la bouteille d'eau au premier plan en bas, qui nous rappelle que c'est bien de sport qu'il s'agit, l'entraîneur aussi a besoin de bien s'hydrater - même si ce coup-ci ce fut une véritable douche froide. Il paraît abattu, terne, il ne parade plus debout mais digère déjà la défaite, prépare ce qu'il va dire à ses joueurs à la fin du match et se remet en question.
Dans les deux cas la concentration est là, l'acuité du regard, plus amer et horrifié sur la seconde photo, ainsi que la coupe de cheveux, honnête, fiable, un rien rebelle pour se donner de la classe et un peu longue sur l'arrière pour rappeler la légendaire coupe allemande dite "Vokuhila" (vorne kurz hinten lang, court devant long derrière), très fréquente dans les années 80, 90 et même encore aujourd'hui. Le cheveu en lui même manifeste donc l'ancrage dans un tradition, et nous rappelle discrètement que ce créateur qu'est le sélectionneur de football n'est pas absolument libre, tout en marquant et sublimant à la fois cette contrainte.
Je ne me souviens plus de ce qui était marqué en bas de celle-ci, pour l'autre en tout cas, le journal avait mis en légende ce qui est devenu le titre de ce message. Mon point de vue à présent : je trouve que cet entraîneur est élégant, même si quelque part il "reste" allemand : sur la première photo la ceinture pendouille ou alors il a du bide, mais de toute façon les vêtements sont taillés ainsi, trop larges à la taille pour les sportifs (ou les non-allemands peut-être !). Sa veste n'a pas l'air excellement bien coupée, mais en même temps l'angle n'est pas à son avantage. Sur la deuxième enfin c'est plus sobre, mais le sobre allemand, qui fait vieux, et vu la nuance de gris je dirais que le pull pourrait être du Boss.
Un catalogue de mode allemand donc. Mais ici il a posé sa veste (à défaut de la retourner). Discrète, la bouteille d'eau au premier plan en bas, qui nous rappelle que c'est bien de sport qu'il s'agit, l'entraîneur aussi a besoin de bien s'hydrater - même si ce coup-ci ce fut une véritable douche froide. Il paraît abattu, terne, il ne parade plus debout mais digère déjà la défaite, prépare ce qu'il va dire à ses joueurs à la fin du match et se remet en question.
Dans les deux cas la concentration est là, l'acuité du regard, plus amer et horrifié sur la seconde photo, ainsi que la coupe de cheveux, honnête, fiable, un rien rebelle pour se donner de la classe et un peu longue sur l'arrière pour rappeler la légendaire coupe allemande dite "Vokuhila" (vorne kurz hinten lang, court devant long derrière), très fréquente dans les années 80, 90 et même encore aujourd'hui. Le cheveu en lui même manifeste donc l'ancrage dans un tradition, et nous rappelle discrètement que ce créateur qu'est le sélectionneur de football n'est pas absolument libre, tout en marquant et sublimant à la fois cette contrainte.

1 commentaire:
Moi je le trouve élégant (für deutsche Verhältnisse, certes), et j'aime bien les petites chemises de Klinsi aussi.
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